marillion >>> "Ding Dong Loreley On High" >>> DVD de Noël 2010
par Christophe Demagny
Marillion à Loreley, 23 ans après, ça le fait forcément. Si la video d'origine est étrangement devenue culte (fin de cycle oblige dans une ambiance au cordeau), c'est aussi de par la magie des lieux, par la rareté des images, en ces temps reculés. A l'exception des clips, il n'y avait rien eu d'officiel depuis... la tournée Script ! Une autre époque où l'on savourait son plaisir autrement. Les fans maquillés, les banderolles et drapeaux, une ambiance de fin du monde.
Et la fameuse Gazza Ladra en ouverture ! Bis repetita en ce beau 4 septembre 2010. Pour le clin d'oeil, forcément, enchaînement sur Slainte Mhath. Jouissif ! Même si un joli pain dans les pêches d'ouverture donne le ton de la soirée. Quelques problèmes techniques seront à déplorer. Problèmes de retours visiblement (h sur la partie centrale de "The Great Escape"), de niveaux (Mark parfois trop faible ou trop fort comme sur "This Strange Engine"), de fonctionnements (le solo de Rothers sur "100 Nights"). Ce qui n'est pas sans conséquences, parfois, sur l'interprétation pure (entrée du pont de "Asylum Satellite #1", démarrage de "Out Of This World" et "Don't Hurt Yourself"...). Le groupe semble même parfois un peu dépassé, ailleurs, limite pilotage automatique, en témoigne ce poussif "Fantastic Place" durant lequel Mark lève les yeux au ciel, attendant la fin, tandis que h & Pete ne cessent de s'agiter en tous sens. Seul Steve Rothery conserve une dignité toute britannique en ces moments difficiles ;o) Le groupe se reprendra malgré tout rapidement et le plaisir de voir et entendre le groupe jouer demeure comme toujours bien présent.
Peu de caméras, des images d'assez faible qualité (avec, parfois, des pixels bien visibles !) aux cadrages pas toujours idéaux, les gros plans demeurant les plus convainquants, un public quasi invisible (les plans et clins d'oeil du début sont cependant fort sympa), un son faiblard (une simple masterisation aurait dû régler ce problème, il me semble), un mix plutôt étrange, inhabituel, avec des sons plutôt secs et indépendants. Assez proche d'un official download ou de certains Front Row Club. Du coup, la magie en pâtit forcément un peu même si le cadre demeure si particulier et le moment fort comme en témoigne cette version acoustique de "Don't Hurt Yourself" jouée pour une personne malade, alitée au bord de la scène.
A l'inverse
de l'an dernier, il est
donc parfaitement légitime que ce concert sorte dans ce cadre "bonus".
Car, il s'agit cette fois-ci complètement d'un produit pour fans, hautement
imparfait mais présentant un intérêt historique certain
à défaut d'être techniquement absolument convainquant. Quelques
regrets pourront poindre, bien sûr. Les présents ayant visiblement
grandement apprécié le show et la setlist se confirmant fort séduisante,
comme durant tous les concerts de l'été 2010. Mais la trace et
le témoignage sont là (le concert demeurant très correct)
et le choix ne souffre d'aucune contestation.
Marillion's Christmas Message
(Ding, Dong Singalong Christmas Card)
Slainte
Mhath
King
Fantastic Place
Out Of This World
This Strange Engine
Afraid Of Sunlight
The Great Escape
Asylum Satellite #1
The Invisible Man
Neverland
Don't Hurt Yourself
This Town
100 Nights
Easter
[Resituer le concert dans l'ensemble des enregistrements live publiés]
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